En prothésie ongulaire, sous-facturer ne signifie pas forcément afficher des prix très bas.
On peut avoir un tarif qui semble correct… et pourtant gagner beaucoup moins que ce que l’on imagine sur chaque prestation.
Le problème ? Beaucoup calculent encore leurs prix en regardant principalement le cout du gel et le tarif des concurrentes.
Alors que le véritable coût d’un rendez-vous est ailleurs.
Le produit n’est qu’une petite partie du prix
Une prestation ne coûte pas seulement quelques grammes de gel.
Il faut également financer les consommables, l’électricité, le matériel, son renouvellement, les logiciels, les assurances, les frais bancaires, le local éventuel, les cotisations et les périodes sans clientes.
Sans oublier une chose essentielle : votre temps doit lui aussi être rémunéré.
Le temps invisible est rarement compté
Une pose de 1 h 30 ne représente pas seulement 1 h 30 de travail.
Il y a aussi la préparation du poste, le nettoyage, la désinfection, les messages, la prise de rendez-vous, les commandes, les photos, la comptabilité ou encore la communication.
Ces minutes ne sont pas directement facturées à une cliente.
Pourtant, elles font partie du fonctionnement de l’activité.
Les petits suppléments offerts s’accumulent
Une réparation offerte ici, un nail art supplémentaire là, une dépose non comptabilisée parce que « ça n’a pris que cinq minutes »…
Pris séparément, cela paraît insignifiant.
Additionnés sur plusieurs clientes et plusieurs mois, ces petits cadeaux peuvent représenter de nombreuses heures de travail non rémunérées.
Être commerciale ne signifie pas travailler gratuitement.
Copier les prix des autres ne donne pas votre prix
Deux prothésistes peuvent proposer une prestation similaire tout en ayant des charges, une vitesse de travail, une clientèle et un niveau d’expérience complètement différents.
Le tarif de la professionnelle voisine n’indique donc pas automatiquement ce que vous devriez facturer.
Un prix doit d’abord être viable pour votre propre entreprise.
Le chiffre d’affaires n’est pas le salaire
C’est probablement l’une des confusions les plus importantes.
Encaisser 4 000 € dans un mois ne signifie pas gagner 4 000 €.
Une partie de cette somme repart immédiatement dans les charges et le fonctionnement de l’activité.
La bonne question n’est donc pas :
« Combien puis-je demander à ma cliente ? »
Mais plutôt :
« Combien cette prestation doit-elle réellement rapporter pour que mon entreprise soit rentable et que mon travail soit correctement rémunéré ? »
Parce qu’un agenda rempli n’est pas forcément le signe d’une activité rentable.
On peut travailler beaucoup, avoir des clientes toute la journée… et malgré tout sous-facturer son travail.
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